"supramental.fr", le site de Natarajan

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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 17:47

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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 18:40

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Quand et comment as-tu été mis en contact avec les travaux de Natarajan ?


Dernière édition par la baleine le Sam 13 Fév - 18:58, édité 1 fois
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 18:54

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Cela date tout d'abord de cette période où je postais sur ? le site français se présentant comme le continuateur des enseignements de Sri Aurobindo et de Mère via le "modèle" inquestionnable que semblait devoir représenter Satprem.
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 18:57

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Un nouveau maître empêchant de jeunes pousses de grandir et ne pratiquant pas le partage de son terrain conquis avec un pair ?
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 19:10

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Via ses "disciples", en tant que jeune pousse, je crois reconnaître, me concernant, ce qui me serait arrivé. L'administrateur ayant fait preuve finalement, semble-t-il, d'un discernement progressif et constant. Il se pourrait bien, suite à une contestation de fond à laquelle je me suis senti obligé de travailler avec d'autres. 

Dont ce "pair", concernant Satprem, qui n'aurait pas même daigné communiquer avec Natarajan par retour de courrier.
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 19:14

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Qu'est-ce qui t'avait parlé à l'époque et qui te fait publier ce fil aujourd'hui ?
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 19:29

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"Deborah", une posteuse, contestataire modérée de l'époque et pratiquante de ce "yoga integral" - ce que je n'ai jamais été -, nous avait fait connaître un texte intitulé genre "méditation quantique autour des quatre mystères". 

J'y trouvais un écho à mes propres recherches et une critique pertinente des dérives sectaires de certains pratiquants non pas du yoga intégral ? mais plutôt d'un suivisme intégral. 

Une fenêtre ouverte désolante sur les guerres intestines, encore et toujours, ne fonctionnant que par disqualifications et anathèmes au lieu des rencontres souples et riches d'enseignement pour tous que suscite les polarisations yin-yang du taoïsme.


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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 19:38

Le travail mené sur ce site, via "la fin" du fil "Les Monstres interieurs" à cette heure

http://resonances.forumactif.com/t168p1036-3-les-monstres-interieurs

(bas de la page)

m'incite à le relire et à me rapprocher de cet enseignement - je parle de Sri Aurobindo et Mère. Un enseignement que, via certains "disciples", j'avais totalement rejeté.


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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 19:47

Je ferai citations qui me parlent actuellement en temps utile.
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 19:47

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D'accord.
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 20:05



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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 20:10

La méditation quantique propose un balayage exhaustif de notre ressenti, de notre vécu, de notre moi et de l'image qu'il se forme de lui-même, et enfin de notre moi subliminal, la partie la plus profonde de notre être où le Divin exerce déjà son pouvoir, bien que nous n'en ayons qu'une expérience limitée.

L'adepte spirituel qui cherche à adopter une conduite trop précise pour se confronter au mystère de l'existence, finit par déterminer lui-même les vérités qui l'arrangent et les erreurs qui le gênent, et, finalement, son esprit ne s'attaque jamais aux angles morts. Il crée des ornières nouvelles, sans doute supérieures, et invente des œillères plus larges, mais cela est insuffisant pour parvenir à un éveil authentique.

Jusqu'à présent, les enseignements traditionnels étaient trop détachés de la vie concrète, à laquelle ils opposaient une «vision», et tout le vécu devait se conformer au moule proposé, de gré ou de force en quelque sorte. Enfermé dans une dogmatique, le moi manipule les critères de la méditation, et en manque le pouvoir absolu.

Naturellement, cette attitude n'est pas volontaire, mais voulue par le descriptif de l'enseignement à suivre, qui force le mental à louer certains progrès, et à blâmer certaines habitudes, sans pour autant que le centre de l'esprit, ou sa source, le Soi, ne puisse être atteint, à cause, justement, des dualités perpétuelles qui se font jour entre le cheminement supérieur à suivre et le vécu pétri d'habitudes matérielles.

(Illisible sur le site d'origine via mon iphone.)
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Message  la baleine le Sam 13 Fév - 23:57



JEU TAO de FRANCESCA

LA RECONCILIATION DU CORPS ET DE L’ESPRIT

Le 19 jan 2014 @ 07:14 › 

LE RÔLE DES OPPOSÉS DANS NOTRE PERCEPTION

Parce qu’il est possible d’être en quelque sorte « anéanti » quand on ne vit plus que pour la Conscience, et que tout le reste en nous se rebelle, je vous livre une nouvelle approche de notre fonctionnement pour vous aider à découvrir les causes de vos difficultés. Une partie de notre évolution se fait dans le gratifiant et dans la gratitude, et c’est vrai que nous évoluons quand nous sommes heureux, bien dans notre peau, et que les choses se font toutes seules; mais il est rare de pouvoir faire durer ces périodes indéfiniment puisque le seul fait de progresser amène à la surface des matériaux à transformer. La montée de « l’ombre » accompagne nécessairement ce que Sri Aurobindo appelle la sâdhana, soit l’ascèse dévolue au déconditionnement dans l’ouverture au plan divin. Un chercheur qui n’éprouverait pas de difficultés serait un tricheur qui resterait dans le mental pour éviter de se confronter aux processus archaïques — parfois très puissants — qui font parfois irruption dans le moi quand on appelle le Divin, ou que la concentration sur l’idéal de Vérité provoque des états sublimes qui soulèvent peu après des configurations obscures (karmiques, héréditaires, ou psychologiques) à la surface du moment.

Dans le paradigme de la stratégie de l’évolution supramentale, l’épreuve est aussi nécessaire que la prise de conscience. Vous le voyez, les deux forment déjà un couple yin/yang — confrontation à l’obscur et réception de la clarté, et s’appellent l’un l’autre. Ni les épreuves drastiques ni les illuminations ne durent. Notre constitution matérielle a tendance à revenir à la norme et nous devons donc nous attendre à ne pas pouvoir conserver les grands moments extatiques, ce qui est compensé par l’inverse, une renaissance toujours possible au terme d’une crise. Si nous sommes vigilants, l’adversité ne peut pas s’éterniser, d’une part parce que la vie se renouvelle, d’autre part parce que l’ego ne la récupère pas pour se plaindre. Je me garderai bien de définir l’ego, chacun de vous connaît intimement une partie de lui-même qui renâcle à avancer, et je vous déconseille d’attribuer un caractère « ontologique » à l’ego. Ce n’est pas un être, pas même un double, mais un ensemble de cristallisations diverses, d’habitudes incoercibles, ou de résistances rigides à certains types de réalité. Ne couronnez pas votre ego en le prenant trop au sérieux, il est celui, dans son sens positif, qui nous montre nos limites. Nous avançons par le gratifiant quand tout se déroule sans effort, que tout va bien, que le pas, sans être pressé, est rapide et léger, et que l’on sent une assimilation en quelque sorte sacrée des événements qui se déroulent. Dans ces moments-là, le corps physique est content et la respiration se fait toute seule, ce qui veut dire que le corps et l’esprit fonctionnent de concert. Quand on est vraiment en phase avec les champs de la Connaissance, on parvient assez facilement à diminuer l’appétit, à espacer les rencontres sexuelles, et beaucoup de prises de conscience se manifestent quand la satisfaction vient naturellement d’en haut. Une vision qui porte plus loin que « notre » histoire engage des perspectives nobles, et des états d’esprits confiants et positifs. Ces périodes doivent exister pour nourrir notre réceptivité cosmique, mais l’erreur est de vouloir les posséder, c’est-à-dire de les faire perdurer outre mesure. Personne n’est jamais établi longtemps dans une phase naturelle d’assimilation positive. Ces périodes arrivent toujours à leur terme, d’une façon ou d’une autre, pour nous permettre une décantation, puis une nouvelle orientation après avoir pris conscience de certaines limites.


 
Dans le yoga supramental, qui est très physique, très matériel, n’importe quelle phase d’ascension finit par faire surgir des obscurités intérieures et personnelles, ou héréditaires et transgénérationnelles, ou encore génériques. L’évolution continue alors en se heurtant à des oppositions ou résistances assez solides, voire des adversaires humains ou occultes. Rien n’est séparé dans l’univers, concentrer la conscience et l’augmenter provoque des réactions de tout ce qui ne veut pas évoluer pour conserver un pouvoir.

Le clin d’oeil du Tao:


Collaborer pour l’Un c’est combattre la division.

Les phases d’expansion naturelle nous soutiennent, et ensuite il est bien évident que pour devenir responsable de notre évolution, nous sommes en quelque sorte testés par l’univers-Un qui vérifie ce que l’on fait des choses qu’il nous a données — cela mérite d’être développé car c’est la clé de la complémentarité du yin et du yang. Les épreuves arrivent pour nous tester. Autrement dit, si l’univers envoie des seuils à franchir à tout le monde, il n’y a que ceux qui relèvent le défi de les traverser qui évoluent, les autres se mettent dans la posture de la victime. Alors, pour affronter correctement les adversaires intérieurs, ne vous mettez jamais dans la position de la victime, parce qu’ils auront déjà gagné. Nous allons faire de la stratégie, c’est-à-dire poser l’intention de vaincre sur le champ de bataille. 

« Tiens pour égaux plaisir et peine, gain et perte, victoire et défaite, 
et entre dans la bataille; ainsi tu éviteras le péché ». 
Bhagavad Gîtâ

Ce verset est magnifique parce qu’il souligne l’équivalence des contraires, aucun n’est meilleur que l’autre. S’attacher à l’un ou à l’autre, c’est manquer la capacité d’embrasser le réel qui nous soumet sans cesse à une alternance rapide de tous les algorithmes du yin et du yang, actif passif, positif négatif, élan repli, désir peur, identification désidentification, implication lâcher prise. Nous souhaitons faire progresser la connaissance, et cet exposé traite de l’art de repérer les changements de phase opportuns à une ascension spirituelle. Nous nous consacrons à vaincre le mensonge pour être inspirés par la Vérité. Le fonctionnement qui est le nôtre obéit à certaines lois que nous allons évoquer et qui rendent compte des difficultés de notre avancée hors des sentiers battus. Les adversaires intérieurs naissent de notre simple constitution projetée dans le temps, avec une double dualité, yin/yang, et pensée/organisme. La durée meut l’ensemble de notre moi, toujours pris entre deux feux, ce que je suis et ce qui m’arrive. Voilà la question la plus épineuse: saurons-nous pardonner à Dieu de nous avoir fait tels que nous sommes, chargés de l’obscurité matérielle, qui nourrit un conflit depuis l’Inconscient avec le Divin ? Peu d’êtres humains acceptent que le Divin soit aussi peu prévoyant par rapport aux attentes de ses créatures, qui rêvent d’un bonheur sur mesure et accessible sans effort. Le mental se projette dans l’avenir et son rôle est de souhaiter le meilleur, mais il ne parvient à l’atteindre qu’à la condition d’observer minutieusement le fonctionnement du moi pour le libérer de l’ignorance. Son caractère essentiel provient de la main-mise de la nature et de la mémoire évolutive sur notre espèce. Nous pouvons profiter de cette bataille entre le meilleur et le pire, l’épreuve et l’éclaircissement, pour décider de parvenir à l’unité: elle ne se fera jamais toute seule — et pourtant l’effort n’est pas supérieur à la grâce. 

Si nous voulons faire feu de tout bois pour évoluer, la portée universelle du yin et du yang doit être intégrée dans notre fonctionnement, et nous devons les respecter autant l’un que l’autre. Chacun des deux essaie de voler la place de l’autre, si nous leur attribuons une personnalité. Autrement dit, nous sommes souvent dans le yang alors qu’il vaudrait mieux être dans le yin, et réciproquement. Ce qui nous fait tromper de polarité a été traité dans des millions de pages par les fabricants de doctrines spirituelles et les philosophes. Une puissance d’illusion, le samsâra, trompe l’esprit à partir de la puissante gouverne de la nature, qui nous pousse outre mesure vers le désir et la peur selon Bouddha, vers l’appropriation subjective de la durée pour d’autres, vers la confusion entre ce que l’on sent et ce que l’on est, pour les philosophes, qui ont toujours remarqué les conflits inhérents à notre double nature, organique et immatérielle — par la pensée. Il y a des moments où il est strictement nécessaire de ne rien faire pour être disponible aux influx subtils. Je préconise cela parce que les êtres humains qui en ce moment s’ouvrent à la conscience, se mettent martel en tête, et veulent tout contrôler de leur évolution, comme si le yang pouvait à lui tout seul résoudre tous les problèmes, sous prétexte qu’il s’oriente enfin vers l’essentiel. Chaque individu progresse aujourd’hui plus facilement qu’autrefois, parce qu’il y a un plan divin sur la terre actionné depuis 1956, et qui s’actualise très lentement. Toute une gamme de chercheurs spirituels conservent la mentalité de leur culture occidentale et veulent contrôler leur mouvement, tandis que quelques personnes qui font des expériences remarquables tiennent un discours contraire et affirment qu’il suffit de s’ouvrir: Si vous êtes sincère, vous vous ouvrez et « ça va le faire », l’ego lâcherait tout seul… C’est vrai en partie, mais le yin n’est pas tout non plus. S’il s’empare de tout, le chercheur a autant de chances de se noyer que de finir dans la totalité. Il est faux que tout puisse être absorbé, sous prétexte que même la volonté personnelle fait partie de l’ego. L’aspiration au Divin et la convoitise personnelle d’un état spirituel supérieur ne constituent pas deux réalités identiques, mais elles peuvent être confondues tant que l’essence du yang — extérioriser, et l’essence du yin — intérioriser, n’ont pas été profondément différenciées et intégrées. Cette question est une torture pour beaucoup: mon désir de Dieu est-il convoitise, vanité, narcissisme, ou bien est-ce le Divin qui remonte du fond de moi et commence à réclamer son dû ? Certains éveillés ne veulent pas entendre parler de la poussée de l’âme et soupçonnent que le désir divin est un obstacle. Il serait émotionnel ou narcissique, ou encore l’expression d’un manque de l’image père ou de l’image mère, quand on ne le soupçonne pas d’être le fruit de frustrations sexuelles. 

Même votre désir d’éveil est à jeter à la poubelle qu’ils prétendent, souvent en se réclamant de la non-dualité, mais de l’autre côté, quand les chercheurs tombent sur Sri Aurobindo, Natarajan, Mère, Amma, Ma Ananda Moyi, Sri Tathâta, Mère Meera, Ramakrishna ou Vivekananda par exemple, c’est la reconnaissance du Divin qui prime sur l’abandon à l’éveil — mais en fait ces deux prises de conscience radicales ne sont pas incompatibles. Avec les éléments que je vais vous fournir, vous pourrez mener de front et simultanément la recherche d’autonomie, qui mène au Soi, et l’abandon au Divin qui conduit au Supramental. Mon témoignage consiste à affirmer que se tourner vers la non-dualité par le travail sur soi et vers le Divin par l’aspiration constitue la voie la plus profonde, qui peut être unique si les principes sont compris. C’est vrai que l’ouverture — le grand yin — suffit… jusqu’aux épreuves. Mais si le moi se rend plus loin que le silence mental, des expériences incongrues se produisent, qui ne trouvent pas leur place dans les références. Après des moments extatiques extrêmes, parfois avec la sensation de l’énergie (shakti) dans le corps, autour de la tête, ou à la surface de la peau, un abîme peut s’ouvrir soudain sans qu’on sache comment le chasser, et l’on se trouve alors « anéanti », continuer entièrement démuni pour … La participation active, la volonté, l’endurance entretenue doivent se développer et permettre d’encaisser des chocs d’une extrême violence, coups qui succèdent presque naturellement à ce que l’on pourrait appeler des envolées — des moments d’union vécus avec un appauvrissement du discours de la pensée, tandis que la conscience n’aura jamais été aussi claire. Dans la vie divine, une vision de l’homme très séduisante se dessine, comme si ce dernier était destiné à être absorbé dans le Divin parce qu’il est déjà le Divin, et c’est sans doute l’ouvrage le plus profond qui ait jamais été écrit, et qui ouvre la voie à l’homme véritable. Mais dans la pratique, des difficultés se présentent à l’évoluteur, que nous pouvons ramener à trois causes,


persévérer dans une posture yang devenue obsolète, 
persévérer dans une posture yin périmée, 
ne pas pouvoir choisir de nouveau départ, alors qu’on se sent « au bout du rouleau ». 

Les exemples les plus courants de ces dysfonctionnements sont connus. Primo, s’accrocher à tout prix à des situations et identifications absolument révolues qu’on tente contre toute logique de faire perdurer — impossibilité de lâcher prise, deuxio cultiver le sentiment d’être victime ou esclave d’une situation, se complaire dans la défaite ou l’échec au lieu de respirer et d’envisager de se prendre en mains, — déni du souverain présent, tertio hésiter perpétuellement entre les décisions fondatrices et les attentes miraculeuses d’une amélioration provenant du dehors — remettre au lendemain à chaque fois (la nécessité d’) une rupture, un déménagement, un voyage, une retraite, un changement important.

Pour vous permettre d’avoir confiance, j’aimerais vous épargner quelques questions techniques autour desquelles se battent depuis toujours les soi-disant maîtres de la conscience. Lorsqu’on s’ouvre, il n’y a pas d’efforts à faire, une observation supérieure se met en place. Mais c’est très important aussi de comprendre cela: au cœur de la pratique évolutive, on se trouve quelquefois dans des moments où l’on ne sait même plus qui observe et on est satisfait quand même, en-dehors de la question du qui suis-je ? Il y a eu des joutes pendant des siècles. Certains prétendent qu’il faut perdre le sentiment du moi dans le nirvana, et que c’est là le sommet, d’autres disent, non pas du tout, le sentiment fusionnel absolu n’est pas forcement passif, un Moi peut en jouir sans se perdre. Et les uns et les autres, ces petits singes supérieurs, se traitent mutuellement de ne pas être à la hauteur, dans la plus sublime vérité qui ­— comme d’habitude — serait de leur propre côté. Il suffit de comprendre que ce n’est pas incompatible, et que certains moments nous rappellent forcément à l’identité profonde (sans l’identification événementielle) dans la mesure où des décisions s’imposent au fond d’une crise incontournable. Et décider, ce n’est pas rien: c’est utiliser la matière du temps pour se donner à quelque chose de particulier, avec le clivage yin/yang: commencer autre chose ou continuer la même chose. Quand le connu devient-il sclérose, quand le nouveau mérite-t-il d’être appelé ?
Je tiens à vous recommander Nagarjuna, qui en avait assez des thuriféraires du Soi comme s’il était autre que la vie, alors que c’est seulement un autre regard sur la vie:

Je ne suis pas au-delà de la maladie, de la vieillesse, de la mort
De la séparation d’avec l’agréable et pas davantage
Du résultat des actes accomplis.
L’antidote constitué par la répétition de cette évidence
Mettra fin à la vanité.


Il entend par là, la vanité d’être parvenu jusque dans le Soi, étape qui fait parfois oublier la dimension matérielle et chronologique de l’existence. Même si la durée n’est plus ressentie comme telle à partir de l’éveil, elle continue de s’écouler dans la réalité objective. La preuve en est que les maîtres, — possesseurs du Soi impersonnel, continuent de vieillir et de tomber malades. Sans s’attacher au résultat, l’évoluteur qui s’accomplit laisse entendre qu’une satisfaction noble est possible, celle d’agir librement dans le monde. Ce moine bouddhiste recommande dans le même traité de se conduire pour le bien de tous. Aujourd’hui, la question est réglée, puisque le Supramental rend plus facile le contact avec l’être psychique, avec l’âme. L’Union suprême ne sera donc plus perte de l’identité dans l’Absolu, mais jouissance individuelle de l’Un, grâce à l’interface que le supramental possède avec la matière. Un corps humain « travaillé » par le supramental se sentira collaborer à la totalité, et à la rédemption de la matière et de la vie.



Extrait vu sur le site : www.supramental.fr – Le site de Natarajan

http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/2014/01/19/la-reconciliation-du-corps-et-de-lesprit/
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